Il y a des chances que si vous êtes ici, c’est que vous soyez quelqu’un de très motivé à s’entraîner. Peut être quelqu’un qui aborde chaque séance avec comme objectif d’en sortir meilleur. Après tout, c’est le but de l’entraînement, devenir plus performant.
C’est le moment d’enfoncer une porte ouverte : à vouloir en faire beaucoup, nous ne sommes pas loin de trop en faire. Même avec un plan d’entraînement ficelé aux petits oignons, notre corps peut ne pas pouvoir suivre la cadence. Notamment parce qu’il est difficile de quantifier l’impact du stress du quotidien sur notre niveau de forme. Heureusement, des moyens de détection existent, et nous allons présenter ici les plus faciles de mise en œuvre.
Dès que nous cherchons à maximiser nos performances et à profiter de tout le potentiel de notre organisme, nous nous rapprochons dangereusement de la limite entre charge d’entraînement optimum et surentraînement. Il est essentiel de rester sous l’optimum (et d’en être le plus proche possible), sans sauter dans l’enfer du trop c’est trop. Sous entraîné, il est toujours possible d’aller puiser dans ses ressources mentales pour donner le petit surplus nécessaire. Sur entraîné, aucun mental ne vous fera gagner de la performance puisque l’organisme n’est plus capable de le fournir.
Plus directement, le surentraînement est le processus de destruction du corps. L’organisme n’est plus capable de suivre le rythme. Il réduit alors notre performance pour nous indiquer que quelque chose cloche, et si nous ne l’écoutons pas, soit la performance continuera à chuter, soit la blessure de fatigue apparaît, ou pire, les dérèglements hormonaux. Le surentraînement est d’autant plus dangereux qu’il faut généralement du temps pour le détecter, et encore plus pour en sortir. Avec généralement une coupure totale de plusieurs semaines.
Les premiers symptômes du surentraînement sont une fatigue récurrente durant les séances de travail. Nous n’avons plus le même pep et la même envie au départ, et nous nous sentons vides durant l’effort. La fréquence cardiaque est également plus élevée qu’à l’habitude durant l’effort et à l’arrêt. Si rien n’est fait, d’autres symptômes plus graves peuvent apparaître :
Dans ces cas-là, il faut couper toutes de suite l’entraînement et consulter un professionnel de la santé.