L’entraînement et les sorties en montagne étant normalement en extérieur, nous sommes forcément soumis au bon vouloir de dame Nature en ce qui concerne la météo. Sortir par tous les temps permet de se forger une expérience bienvenue, mais encore faut-il s’exposer progressivement. Aujourd’hui, nous abordons la question estivale : comment se préparer et faire du sport lorsqu’il fait chaud ?

Notre corps, générateur de chaleur

Notre corps est une machine thermique, produisant soit un travail mécanique, soit de la chaleur. Ainsi, lorsque nous faisons de l’exercice, notre température corporelle augmente. Ce réchauffement est le résultat du mauvais rendement de nos muscles, qui ne transforme que de 30 à 40 % de l’énergie en mouvement mécanique. Le reste, soit plus de 60 %, part en chaleur, évacuée par la peau et l’air que l’on expire.

Durant un effort soutenu, la plus grande part de cette chaleur est gérée par conduction et par convection thermique. Sans rentrer dans les détails, il faut retenir deux points :

Notre corps va alors chercher à se refroidir avec l’air dans un premier temps, puis se mettre à transpirer pour transférer plus de chaleur si c’est nécessaire. L’écart de température l’été étant plus faible, la transpiration est quasi automatique dès que l’on se met en mouvement.

Si maintenant le refroidissement n’est pas suffisant, la chaleur vient réchauffer notre organisme et élever dangereusement notre température corporelle. Le cerveau va alors débrancher des fonctions une à une, réduisant au mieux notre performance sportive, nous exposant au pire au coup de chaleur.

Heureusement pour nous, il existe des méthodes pour aider le corps à mieux évacuer la chaleur.

S’acclimater à la chaleur

S’acclimater à la chaleur : les effets

L’acclimatation à la chaleur est une méthode disponible pour les sportifs prévoyants. Si vous savez qu’à un moment donné, vous n’aurez pas le choix que de sortir faire du sport lorsqu’il fait chaud, il est possible de s’y préparer les semaines précédentes.

Des études récentes menées avec l’aide de cyclistes professionnels ont montré que s’entraîner sous haute température a les mêmes impacts physiologiques que l’altitude. En effet, après de longues séances d’entraînement en ambiance chaude, le corps s’adapte pour faire face de la même manière que s’il était exposé à un déficit de pression atmosphérique.

Le changement le plus rapide est l’augmentation du volume de plasma dans le sang. Cette augmentation permet une meilleure régulation thermique, réduit la consommation énergétique du métabolisme et augmente la tolérance thermique des cellules. Le second changement est l’augmentation du nombre de plaquettes, qui détermine le niveau d’hémoglobine du sang. Plus d’hémoglobines, c’est une plus grande facilité à alimenter les cellules en oxygènes, synonymes de performance accrue.

Les bénéfices d’une acclimatation à la chaleur sont au final :